
L'Invité de Louis Daufresne
Face au discours toxique sur la « maternité désenchantée », le pape dit de « de mettre des enfants au monde »
Gaëlle ATLAN-AKERMAN, journaliste, essayiste, spécialiste des questions de société. Auteur de Le féminisme d’atmosphère, quand les particules militantes colonisent nos esprits (FYP éditions) On va se frayer un chemin ce matin entre les feux de poubelle et les carcasses incendiées, pour se rappeler avec nostalgie les quatre jours de voyage apostolique du pape Léon XIV, parenthèse de fraîcheur dans un paysage chaotique. Le saint père a dit beaucoup de choses et ses homélies et discours seront d’ailleurs publiés. L’une de ses citations, lundi à Metz, invite les jeunes à croire en l’avenir : « N’ayez pas peur de fonder une famille et de mettre des enfants au monde ! » Pourquoi des jeunes en viennent-ils à intérioriser des injonctions idéologiques contraires à la nature et la logique des choses qui consistent à transmettre la vie, don de Dieu s’il en est ? En fait, cela concerne surtout les femmes auxquelles ont fait respirer des concepts qui les persuadent qu’elles sont victimes d’oppressions. Gaëlle Atlan-Ackerman pointe une police du langage qui, insidieusement, greffe dans les cerveaux un lexique toxique, ce qu’elle appelle « les particules militantes [qui] colonisent les esprits ». Quand le pape dit « n’ayez pas peur », suivant en cela les paroles du Christ, il exhorte à se libérer des pièges et des prisons sémantiques qui façonnent une manière dépressive de voir sa condition et sa vocation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.






