TDAH, TSA, HPI, Dys: Bienvenue dans Électrons libres, le podcast qui t'aide à comprendre et à mieux vivre ta neurodiversité. Ce serait triste si tout le monde pensait, apprenait ou ressentait de la même manière. Ces différences portent un nom: la neuroatypie. Le Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité, l'autisme ou encore le Haut Potentiel Intellectuel sont mieux compris aujourd'hui. Si tu es porteur ou ton enfant d'une neurodivergence, sache qu'il est possible en aménageant son environnement et son éducation de s'épanouir avec un cerveau atypique.Je m’appelle Claire Ricard, et après avoir été journaliste et réalisatrice pendant 10 ans pour la télévision, je me lance dans une nouvelle aventure : donner chaque semaine la parole à des personnes inspirantes de la neurodivergence. Avec bienveillance, mais sans complaisance, pour dynamiter les idées reçues, les fausses informations et les préjugés qui entourent les personnes neuroatypiques. Si toi aussi tu veux mener
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What is Électrons libres - TDAH, HPI, Autisme, Dys: vivre sa neurodiversité?
Électrons libres - TDAH, HPI, Autisme, Dys: vivre sa neurodiversité is a health podcast hosted by Claire Ricard, with 24 episodes on record and a Required Pod Score of 80. PitchCentric scores this show on Booking Probability, Listen Score, and live audience signals refreshed every 24 hours.
About the host
Claire Ricard hosts Électrons libres - TDAH, HPI, Autisme, Dys: vivre sa neurodiversité, a health show with 24 episodes published.
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Episode #6
Parenthèse de l'été 6/ Enfants TDAH, TSA: la relation avant la correction
Aug 11, 20266 minS3
Quand un enfant est impulsif, opposant, submergé par ses émotions et c'est souvent le cas avec des enfants TDAH ou sur le spectre autistique. Notre premier réflexe en temps que parent, c’est de vouloir corriger ce débordement. On demande à l’enfant de se calmer, de faire un effort, d'écouter, d'être raisonnable. Et si on se trompait de priorité? Avant d’avoir des enfants, j’avais de grandes certitudes en matière d’éducation. Un enfant se comporte mal, on lui demande d’arrêter et s’il ne le fait pas, on le punit. Et voilà, l’enfant a compris, il ne le fera plus. J’ai posé une limite et je suis une mère formidable. Comment vous dire... Deux enfants plus tard, mon point de vue s’est légèrement complexifié. Les recherches en psychologie montrent que les punitions sont surtout efficaces à court terme. Elles arrêtent le comportement sur le moment parce que l'enfant veut éviter une conséquence désagréable. En revanche, elles lui apprennent rarement comment faire autrement la prochaine fois. Pour qu'un comportement change durablement, un enfant a besoin d'apprendre une nouvelle stratégie et d'être accompagné pour la mettre en place. C'est particulièrement vrai pour les enfants avec un TDAH ou sur le spectre autistique. Le problème n'est pas qu'ils ne connaissent pas la règle, mais qu'ils n'arrivent pas à mobiliser leurs capacités de régulation pour la respecter. Plus important encore selon moi, ces comportements problématiques cachent souvent un autre besoin fondamental : la sécurité émotionnelle. Le pédopsychiatre anglais John Bowlby qui a développé la théorie de l'attachement a profondément changé notre compréhension des besoins de l'enfant. Il a mis en évidence qu'un enfant n'a pas seulement besoin d'être nourri, soigné ou protégé physiquement. Il a aussi besoin de se sentir en sécurité sur le plan émotionnel. C’est un besoin vital de pouvoir s’attacher à un adulte qui le fera se sentir en sécurité. Lorsque l’enfant se sent en insécurité émotionnelle, il se met en mode alerte pour se protéger du danger. Ses stratégies sont alors primitives, la fuite ou au contraire l’attaque. C’est là qu’apparaissent les comportements d’évitement, ou au contraire les débordements, l'agitation, l’opposition et parfois la violence. Un environnement émotionnellement sécurisant permet souvent au cerveau de sortir du mode "alerte". Et un cerveau qui se sent en sécurité mobilise beaucoup plus facilement ses capacités d'attention, d'apprentissage, de régulation des émotions et de contrôle des impulsions. D’où l’importance, quand un enfant est problématique, de soigner encore plus la relation que l'on a avec lui. Penser d’abord à la relation avant la correction. Plus notre lien sera solide, plus il aura les ressources pour se réguler dans les moments difficiles. Je vous donne rendez-vous à la rentrée le 2 septembre et si vous voulez soutenir Electrons libres d'ici là, n'oubliez pas de mettre cinq ⭐. Suivre Électrons libres sur Instagram https://www.instagram.com/electronslibres_lepodcast/?hl=fr Suivre Électrons libres sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61574369495332 Et pour nous voir, la chaîne youtube https://www.youtube.com/channel/UCS7ljWqOI8E5WcTv5Qyyv6w Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
J’ai envie de revenir sur un sujet que j’avais à peine abordé la semaine avec les addictions: l’usage des écrans ou plutôt son mésusage qu'est le scrolling. Les cerveaux neuroatypiques et TDAH en particulier sont plus exposés aux conduites addictives. Même s’il ne s’agit pas d’une drogue dure, les écrans peuvent vite devenir envahissants: en grignotant nos heures de sommeil, notre sociabilité parfois. ils prennent aussi la place de nos lectures, de nos réflexions et même de l’ennui. Or l’ennui, c’est souvent ce dont on a le plus besoin pour apaiser nos cerveaux stimulés en permanence. Je voudrais vous parler d’une de mes dernières lectures que j’ai eu pour essayer de diminuer mon scrolling, qui s'intitule “ Arrête de scroller pour de bon” de Charlie Haid. Charlie Haid je l’avais découvert dans le jeu télé “Loups garous”. Il est mentaliste et il m’avait bluffée en gagnant la saison 1. Alors je me suis dit qu'il avait peut-être des tours de mentalistes pour m'aider. Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est qu’il ne dit pas que nous manquons de volonté. Il explique au contraire que notre cerveau est confronté à des applications pensées pour retenir notre attention le plus longtemps possible. Le problème n'est donc pas que nous soyons faibles. Le problème, c'est que nous jouons contre des algorithmes conçus pour être plus forts que nous. Ce que je retiens surtout, c'est cette idée toute simple : on lutte efficacement contre une habitude en la rendant moins accessible. On éloigne les tentations. On change quelques paramètres de notre quotidien. On ajoute de la friction entre nous et l’objet de notre désir. Et il y a beaucoup de moyens de le faire comme: Enlever ses notifications mettre un limitateur de temps sur ses applications. décider que le téléphone n’a pas le droit d'entrée dans la chambre. Il reste dans une boite au salon. Remplacer le réflexe du scroll par une activité qui nourrit réellement notre cerveau : lire quelques pages d'un livre, marcher dix minutes, appeler un proche, écouter de la musique ou simplement... s'ennuyer un peu. Ce livre m'a enfin permis de prendre conscience d'une chose: on ne peut pas se passer complètement du smartphone mais on peut mettre de véritables limites, des garde-fous qu’on s’impose. Le pouvoir addictif des écrans nous dépasse et on doit donc mettre en place une culture de la distance. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez sur l’Instagram d’Electrons libres ou sur Facebook. Est-ce que vous avez aussi du mal à ne pas scroller? En attendant je vous dis à bientôt et si vous voulez soutenir Electrons libres, n'oubliez pas de mettre cinq ⭐. Suivre Électrons libres sur Instagram https://www.instagram.com/electronslibres_lepodcast/?hl=fr Suivre Électrons libres sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61574369495332 Et pour nous voir, la chaîne youtube https://www.youtube.com/channel/UCS7ljWqOI8E5WcTv5Qyyv6w Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parenthèse de l'été 4/ Neuroatypie, TDAH et addictions
Jul 28, 20265 minS3
Nous ne sommes pas tous égaux en matière d'addictions. Il y a des facteurs de risques génétiques et environnementaux qui fragilisent certains individus quand ils entrent en contact avec une drogue. Les personnes souffrant d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité , sont plus exposées que la moyenne aux conduites addictives. Logique, lorsqu'on sait que les drogues jouent sur le système de récompense et favorisent la libération de la dopamine, cette hormone qui est mal gérée par les cerveaux TDAH. Difficile de ne pas y voir un facteur de risque. A cela s'ajoute aussi l’histoire de vie de certains neuroatypiques. Parce que lorsqu'on a une piètre estime de soi, quand on est plus fragile face aux stress et à l’anxiété; les drogues peuvent venir apaiser momentanément un mal être difficile à vivre. Une grande méta-analyse est venue confirmer le lien entre TDAH et dépendance. Cette étude de 2011 qui regroupe les résultats de dizaines de travaux scientifiques, a montré que les enfants ayant un TDAH ont au moins deux fois plus de risque de développer plus tard un trouble lié à l'usage de substances. Dans le détail, ils présentent un risque multiplié par trois pour la dépendance au tabac et par plus de deux pour les autres drogues, alcool, cannabis, cocaïne. Comment fait-on pour empêcher nos enfants TDAH de tomber dans les addictions? Ou nous en tant qu’adulte pour gérer nos conduites addictives? Je vais terminer en vous donnant une réflexion que je n’ai pas tranchée, concernant le méthylphénidate plus connu sous un de ses noms commerciaux: la Ritaline. En France, nous faisons partie des pays qui prescrivent le moins ce médicament. C’est un psychostimulant qui comporte des effets secondaires, comme la perte d'appétit, de sommeil. Je vous invite d’ailleurs à réécouter l’épisode 2 à ce sujet avec le Pr Manuel Bouvard. Je m’interroge souvent sur l’intérêt de donner un médicament, si l'on n'apprend pas en même temps des techniques de régulation, d’organisation, de résilience pour apprendre à gérer son fonctionnement cérébral. Parce que le TDAH ne se guérit pas, on apprend à vivre avec. Mais les parents ont souvent peur de donner ce médicament à leurs enfants parce qu’il provoquerait une dépendance. Or, les études sont plutôt rassurantes sur ce point. Le méthylphénidate ne serait pas addictif. Chose encore plus intéressante, il aurait même un effet protecteur chez les adolescents pour ne pas devenir dépendants au tabac, au cannabis ou à l’alcool. Donc, je resterai toujours d’un naturel prudent face à la médication, et plus particulièrement d’un enfant. Par contre, ce ne sera pas par peur que le méthylphénidate puisse être addictif. Voilà, ce n'est que mon avis sur le sujet. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez sur les réseaux sociaux d’Electrons libres, Instagram ou Facebook. A bientôt. Et si vous voulez soutenir Electrons libres, n'oubliez pas de mettre cinq ⭐. Suivre Électrons libres sur Instagram https://www.instagram.com/electronslibres_lepodcast/?hl=fr Suivre Électrons libres sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61574369495332 Et pour nous voir, la chaîne youtube https://www.youtube.com/channel/UCS7ljWqOI8E5WcTv5Qyyv6w Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parenthèse de l'été 3/ Parents d'enfants TDAH, TSA, HPI, dys: nous sommes des bergers!
Jul 21, 20265 minS3
Pourquoi parler de "berger" dans un podcast sur la neurodiversité? Pour le comprendre, il faut que je vous présente quelqu’un qui a fait beaucoup avancer la cause des neuroatypiques et spécialement des enfants TDAH: le psychologue clinicien Russel Barkley. Son nom vous dit peut-être quelque chose. Il est à l’origine des programmes Barkley, ces groupes d'entrainement aux habiletés parentales pour apprendre à gérer le TDAH et ses joyeuses comorbidités que sont l’opposition, la violence et j’en passe. Il a fait de nombreuses conférences à travers le monde pour expliquer le fonctionnement de ce trouble du neurodéveloppement et l’une d’entre elles m’a particulièrement intéressée. Russel Barkley explique ou plutôt martèle aux parents qui se trouvent dans la salle: vous ne pouvez pas façonner votre enfant, le fabriquer en quelque sorte (il utilise le verbe "design" en anglais). Barkley rappelle que chaque enfant nait avec plus de 400 traits de personnalité qui sont une unique combinaison de l’histoire génétique familiale. Et qu’ils n’ont rien à voir avec l’éducation des parents. Pour Russel Barkley, nous sommes des bergers. Ne vous méprenez pas, le berger est quelqu’un d’important. Il choisit dans quel pâturage ces brebis vont grandir et se développer. Il veille à leurs besoins, les protège du danger. En résumé, c’est notre pouvoir en tant que parent d’apporter un environnement approprié à nos enfants. Mais ce dernier ne va pas le transformer. Il lui permet d’exprimer tout son potentiel, mais pas de le créer. Toujours avec humour, Russel Barkley conclue "aucun berger ne transformera un mouton en un chien peu importe le pâturage qu’il choisit". Cette vision du berger peut désespérer quand son enfant a des difficultés comme c’est souvent le cas avec l’autisme ou le TDAH. Cette impuissance est désarmante. Mais elle est aussi extrêmement libératrice je trouve. Car les parents d’enfants neuroatypiques portent souvent une énorme culpabilité sur leurs épaules comme s’ils étaient responsables du handicap de leur enfant. Merci Russel! Car tout en reconnaissant l’importance du parent pour adapter l’environnement d’un enfant TDAH, en pratiquant par exemple du renforcement positif, des conséquences immédiates, en l’aidant dans son organisation, Russel nous rappelle que nous sommes face à une personnalité unique que nous ne pouvons modifier et nous incite, j’adore son expression; "Enjoy the show!" Barkley termine en nous disant "ouvrez une petite bouteille de chardonnay, mettez vos pantoufles, asseyez vous confortablement et regardez vos enfants grandir". Et c’est ce qui nous manque peut être: arriver à se départir de toute cette culpabilité; offrir le meilleur environnement à nos enfants, bien sûr, mais de profiter de ce spectacle merveilleux qu’est de les voir grandir. Et profitons en car, finalement, ça dure si peu de temps. Suivre Électrons libres sur Instagram https://www.instagram.com/electronslibres_lepodcast/?hl=fr Suivre Électrons libres sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61574369495332 Et pour nous voir, la chaîne youtube https://www.youtube.com/channel/UCS7ljWqOI8E5WcTv5Qyyv6w Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parenthèse de l'été 2/ Faut-il célébrer la neurodiversité?
Jul 14, 20263 minS3
Les mots “neurodiversité” et “neuroatypie” ont fait leur entrée dans le dictionnaire en 2025. J’ai eu envie de vous parler de l’origine de ces mots, parce qu’il se cache derrière la neurodiversité une autre vision de l’intelligence et de l’inclusion dans la société. Son apparition date des années 1990 dans l’esprit de Judy Singer. Cette sociologue australienne s’intéresse alors à l’autisme et se reconnait elle-même dans quelques traits de ce trouble du neurodéveloppement. A cette époque, l'autisme n'est abordé que par le prisme de la pathologie, comme un handicap, un déficit à corriger. Mais Judy Singer ne voit pas les choses de cette manière. Elle a la conviction que ces différences neurologiques font partie de la diversité naturelle de l'espèce humaine. Elle ne voit plus l’autisme comme un trouble ou une pathologie mais comme une richesse pour le monde. Les autistes font face à des difficultés certaines, mais ils ont aussi de grandes forces, pour peu que la société s’adapte à leur façon unique de voir le monde. À partir des années 2000, le mot est adopté par de nombreuses associations autistiques, on le voit dans des forums de discussion, lors de colloques. Et il devient militant. Ceux qui l’emploient cherche à lutter contre la stigmatisation des personnes autistes. Il prend même une connotation identitaire. L’autisme serait une façon d’être et non plus un handicap. Dans les années 2010, le mot quitte le banc des facultés et des associations militantes pour gagner la société. Il s’élargie à d’autres troubles du neurodéveloppement comme le TDAH, ou les dys. Et nous voilà aujourd’hui avec la neurodiversité dans le dictionnaire. Pour la petite histoire, Judy Singer est elle même revenue sur la naissance de cette notion, pour regretter que l’emploi du terme neurodiversité minimisait dans la bouche de certains, les besoins et les difficultés bien réelles des personnes neuroatypiques dans une société validiste. Aujourd’hui le débat reste entier. Le TDAH, l’autsime, les dys, est-ce un handicap, un dysfonctionnement neurologique? ou une façon différente de fonctionner? Et finalement, est-on obligé de trancher? Personnellement, je souhaite militer pour une société plus inclusive qui aménage l’environnement des personnes neuroatypiques pour réduire leurs difficultés, tout en célébrant leurs forces, leur singularité et en ayant la conviction intime qu’elles peuvent beaucoup apporter à notre société. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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