
Journal d'Haïti et des Amériques
En Argentine, Javier Milei renouvelle ses attaques contre le droit à l'avortement
Lors d'une réunion jeudi 20 août du Conseil des Amériques, une organisation qui promeut le libre-échange sur le continent, le président argentin a accusé l'IVG de nuire à l'économie du pays. La situation économique est globalement bonne en Argentine : l'inflation galopante des années précédentes a été jugulée, le PIB affiche une croissance de 4 %… Cela a même valu au pays un satisfecit du FMI . Problème, les naissances ont chuté de près de 50% en dix ans. Le taux de fécondité est aujourd'hui de 1,2 enfant par femme. Loin des 2,1 nécessaires pour renouveler la population. Pour Javier Milei , cette baisse de la natalité va avoir des conséquences à long terme, notamment sur le financement des retraites. La faute, d'après lui, au droit à l'avortement. Depuis son investiture en 2023, l’Argentine accuse un net recul des droits reproductifs. Le financement des contraceptifs a été réduit. L'État a aussi arrêté la distribution gratuite de pilules abortives. Ce rôle a été délégué aux provinces. Résultat : dans les régions les plus conservatrices ou les plus défavorisées, les femmes n'y ont plus accès. Certaines sont obligées de payer les médicaments de leur poche. Mais à 160 dollars la pilule, impossible pour les moins fortunées d'y accéder. Pour Amnesty, l' Argentine est devenue un laboratoire pour des politiques régressives en matière de droits sexuels et reproductifs. Les précisions de François-Damien Bourgery , du service International de RFI. À lire aussi L’Argentine, «un terrain d’essai» pour restreindre le droit à l'avortement, selon Amnesty International La crise de l'eau à Porto Rico Manque de précipitations, infrastructures vétustes… Des centaines de milliers d'habitants de cette île des Caraïbes sont régulièrement privés d'eau courante. Ces derniers mois, une sécheresse historique est venue aggraver la situation. Depuis le 5 août, le gouvernement de ce territoire autonome des États-Unis a mis en place un strict rationnement de l'eau. Un dossier de Théo Conscience , du service International de RFI. Yuvelis Morales Blanco, à la pointe de la lutte contre le « fracking » C'est l’une des plus jeunes lauréates du Prix Goldman, considéré comme le « Nobel de l’environnement ». Yuvelis Morales Blanco, une jeune Colombienne de 25 ans. Elle a reçu ce prix prestigieux pour son rôle de défenseuse de l'environnement dans son pays, et notamment pour son engagement contre le « fracking », la fracturation hydraulique, dans la région où elle a grandi. Son portrait par Sarah Krakovitch , du service International de RFI. Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ Un nouveau projet de géothermie en Guadeloupe .

